Septembre 2026 – partie 2 – photographies nature

Photographies nature réalisées surtout en Bretagne | Ille et Vilaine | par DENIS RIOU
 

Ma technique est simple, « photographier devant soi » en marchant surtout en Brocéliande. Je progresse délicatement en regardant les couleurs, les formes, le mouvement d’un sujet, en exploitant au mieux la brève rencontre, la lumière disponible, le décor naturel, la disposition du sujet. Mon choix photo : je garde l’ensemble naturel, s’il y a quelque chose qui gène un peu, j’essaie de l’incorporer ou pas à la photographie. Je ne cherche pas l’extraordinaire, l’ordinaire est suffisamment généreux.
 
Je photographie, j’écris comme je vis, à l’instinct.
Merci de me lire, de regarder.

 
 

 
Partie 2 de Septembre 2026.
 
06 septembre 2026
Petite marche en toute décontraction en suivant le contour de la réserve d’eau.

Le Souci – Colias crocea, il y en a beaucoup en ce moment dans mon petit coin de Brocéliande.

Le Petit Nacré – Issoria lathonia, de profil.

Dans une prairie, un couple de Sympétrum méridional (Sympetrum meridionale) navigue entre les plants de Bidens guidé par le mâle, la femelle laisse tomber ses œufs ici et là (petite boule blanche à l’arrière de l’abdomen).

L’Azuré porte-queue – Lampides boeticus, j’ai juste eu le temps de réaliser cette photographie puis le papillon s’est envolé et a disparu.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, ils sont nombreux aussi en ce moment. C’est un plaisir de les admirer, de les photographier.

Couple d’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus. Observer pour comprendre l’accouplement des papillons. Les génitalias (organes reproducteurs) relient par contact les deux papillons. La femelle reçoit les spermatozoïdes du mâle qu’elle stoke dans une spermathèque (organe appartenant à l’appareil génital de la femelle où sont stokés les spermatozoïdes qui seront utilisés pour féconder les ovocytes avant la ponte)

Couple d’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus et un autre mâle qui veut pertuber l’accouplement. Il tente de les séparer mais se sera un échec.

Couple d’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus. Prise de vue en contre-jour, iso 360, f/10, 1/125 s, 105 mm, mesrure pondérée centrale hautes lumières.

Observer pour comprendre. Couple d’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus en accouplement. Ils n’auront pas la chance de connaître la prochaine génération mais ils auront accomplir leur devoir.

Le jeune Cygne tuberculé – Cygnus olor est à quelques mètres de ma position et ne semble pas me considérer comme un danger, il faut dire que je le laisse en paix, je photographie les papillons.

La Piéride du Navet (Pieris napi), en été, les nervures sont légèrement saupoudrées de gris.


 
07 septembre 2026

L’Hespérie de l’Alcée – Carcharodus alceae

L’Hespérie de l’Alcée – Carcharodus alceae

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, un mâle.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, un mâle.

L’Azuré du Trèfle – Cupido argiades, une femelle, le fond brun avec un peu de bleu à la base.

L’Azuré du Trèfle – Cupido argiades, une femelle de profil.

Le Souci – Colias crocea, superbe papillon posé dans la prairie de Bidens tripartita avec une lumière idéale, je suis à genoux tranquille, je règle iso 140, f/8, 1/500 s au 147 mm, mesure pondérée centrale.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus en contre-jour.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, une femelle.

Le Fadet commun – Coenonympha pamphilus, ce petit papillon tolère différents milieux, je le rencontre un peu partout.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, dans cette prairie ils sont assez nombreux en ce moment.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus. Il est 18h20, la lumière descend doucement, la fraicheur arrive, les papillons cherchent un endroit pour passer la nuit, pour cet Azuré de la Bugrane ce sera tête en bas accroché à ce jonc comme la plupart d’entre eux.


 
09 septembre 2026

L’Hespérie de l’Alcée – Carcharodus alceae, l’espèce est assez petite, discrète et finalement peu visible.

L’Hespérie de l’Alcée – Carcharodus alceae, posée au sol, il faut vraiment bien regarder pour la trouver.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, c’est un papillon très commun, ils sont si nombreux en ce moment qu’on n’a que l’embarras du choix pour les photographier.

Je photographie un papillon lorsqu’une Phasie crassipenne (Ectophasia crassipennis) vient de se poser devant moi. Il faut être réactif, pas question de la laisser repartir sans avoir un cliché.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus. Mon choix photo : garder la tige en arrière-plan pour un peu de profondeur.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, un mâle.

Ce papillon caché dans la végétation est le Timandre aimée, Timandra comae ou Timandre des Oseilles. Je viens de le trouver dans une prairie bien fournie en végétation haute (80cm) au bord de la réserve d’eau de Saint-Thurial.

Le Souci – Colias crocea, j’en profite encore et encore, ils sont nombreux et dans quelques semaines ce sera fini. Mon choix photo : je décide de faire un plan d’ensemble (à l’échelle du papillon) pour l’homogénéité des couleurs.

Le Cuivré commun (Lycaena phlaeas)

Le Cuivré commun (Lycaena phlaeas)

Le Vulcain – Vanessa atalanta

Dans la verdure un peu vert-jaune, le Souci – Colias crocea se cache beaucoup plus facilement. À quelques mètres, il peut devenir invisible. Réserve d’eau de la Chèze – Saint-Thurial

Il me semble que c’est la Pyrale de la luzerne (Nomophila noctuella)

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus. Mon choix photo : ce style de photographie donne un peu l’impression d’être réalisé en studio. Réserve d’eau de la Chèze – Saint-Thurial

La Piéride de la Rave – Pieris rapae, toute belle, pas abimée, ce qui permet de bien voir la nervure bifide à l’extrémité de l’aile antérieure. (bifide : nervure divisée en deux parties à son extrémité)

Le Souci – Colias crocea. De temps en temps, je teste encore et encore. Habitué de la mise au point « single-point » (1 seul point), ici en mode écran, je teste le mode « auto-area » (zone automatique multi-point), franchement sur certaines prises de vues c’est plutôt bien et précis. Mais à ne pas mettre à toutes les « sauces ».

La Piéride du Navet – Pieris napi, facile à reconnaître avec les nervures largement saupoudrées de gris. Réaliser la mise au point sur l’œil est toujours une difficulté surtout lorsque le sujet bouge et peut partir sans prévenir.

L’Azuré du Trèfle – Cupido argiades, les deux petites queues sont bien visibles. Ce petit papillon est un peu plus rare à observer dans mon petit coin de Brocéliande. Malheureusement il est parti dans les ajoncs à plusieurs mètres et « qui s’y frotte s’y pique », dommage.

Un Cuivré fuligineux (Lycaena tityrus). Mon choix photo : réaliser un plan d’ensemble montrant le nombre de Bident tripartite (Bidens tripartita) et le papillon se reposant, calme, paisible.

Le Cuivré fuligineux – Lycaena tityrus, de profil. Mon choix photo : réaliser un plan moyen, on découvre le papillon en entier montrant son calme, se reposant sur une fleur. Réserve d’eau de la Chèze – Saint-Thurial

Le Cuivré fuligineux – Lycaena tityrus, vue de dessus, ailes ouvertes. Réserve d’eau de la Chèze – Saint-Thurial

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, les ailes de ce mâle sont usées, je vois les taches par transparence.

Le Fadet commun – Coenonympha pamphilus, ce papillon est tellement commun que j’oublie quelquefois de le photographier. Il y en a un qui traîne toujours à coté de moi.

Le Souci – Colias crocea. Dès qu’il y a un affaissement dans les très hautes herbes (massettes, roseaux, phragmites) la place est vite occupée. Mon choix photo : consever la dynamique des herbes penchées. Le plus délicat est l’approche, les herbes sèches font du bruit, beaucoup de bruit. Lorsque l’on marche sur ces herbes, c’est comme un jeu de Mikado, tout bouge et alerte le papillon d’un danger. Réserve d’eau de la Chèze – Saint-Thurial.

L’Azuré de la Bugranne (Polyommatus icarus)

Le Héron cendré – Ardea cinerea, être trop près de l’homme ne lui plaît pas, une bonne poussée, quelques battements d’ailes et le voici 70 mêtres plus loin, en sécurité. Mon choix photo : je me suis préparé pour cette photographie, en marchant au 300 mm, réglage prioritaire 1/1000 s, f/5.0, mesure pondérée centrale, la sensibilité reste en auto 360 iso.


 
10 septembre 2026
Petite sortie photo entre Bréal sous Monfort et Goven puis Saint-Thurial.

La Mégère – Lasiommata megera. Bréal-sous-Montfort.

Le Tircis – Pararge aegeria. Bréal-sous-Montfort 35

Le Faune – Hipparchia statilinus, c’est la première fois que je trouve un Faune dans ce coin de Bréal-sous-Montfort.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus. Goven.

Le Collier-de-corail – Aricia agestis

La Piéride de la Rave – Pieris rapae

Le Cuivré commun (Lycaena phlaeas) dans son milieu naturel au bord d’un chemin à Saint-Thurial.

Le Cuivré commun (Lycaena phlaeas). Saint-Thurial

Le Fadet commun – Coenonympha pamphilus.

L’Azuré de la Bugrane – Polyommatus icarus, la tête plongée dans le Cirse lancéolé pour aspirer le meilleur du meilleur.

Le Fadet commun – Coenonympha pamphilus et la Coccinelle à 22 points (Psyllobora vigintiduopunctata) cohabitent sur une Grande marguerite

Ce papillon, aux ailes fatiguées, usées, défraîchies, déchirées semble être le Satyre ou la Mégère – Lasiommata magera

La Phalène sacrée – Rhodometra sacraria. Toute petite (environ 1 cm de long) , perdue dans les herbes du chemin. Mon regard a été attiré par la bande rose au milieu de la verdure.

Le Myrtil – Maniola jurtina, ailes antérieures baissées, posé sur des herbes sèches. Dans ce contexte difficile de le repérer.

Voici la Phalène sacrée – Rhodometra sacraria, perdue dans les herbes, au milieu de la photographie. Je suis à environ 1 mètre du sujet au 105 mm.

La Phalène sacrée – Rhodometra sacraria. Mon choix photo : ce papillon mesure environ 12 à 14 mm de haut, je m’installe à genoux, à hauteur des yeux le plus délicatement possible. Au 105 mm, f/11 pour garder un peu de flou et de la netteté, 1/250 s pour annuler les vibrations, iso 400, mesure pondérée centrale.

La météo du jour (10 septembre 2026) à Saint-Thurial. Nuageux mais belle douceur bretonne.