Étang de Trunvel

Situé au milieu de la baie d’Audierne, Finistère, sur les communes de Tréguennec et de Tréogat, l’étang de Trunvel est formé d’un plan d’eau de 50 hectares environ, entouré de roselières. Il y a le bleu de l’étang, le vert de la nature, le jaune sable, le gris galet, le bleu mer et le bleu ciel dans cette lagune naturelle, séparée de la mer par un cordon de dunes et de galets.
 
Une semaine de vacances en famille à Plovan, je décide de partir à pied le long de la plage et de faire le tour de l’étang de Trunvel, une bonne promenade en perspective.
 

Sensation très agréable le long de la plage, le bruit des vagues, le doux souffle du vent, le sable chaud, les oiseaux qui s’envolent.
 


Certains viennent se baigner à la plage, faire bronzette, courir, réaliser un château de sable, d’autres cherchent de la nourriture, des petits crustacés et autres.
 

Le long de l’étang, je découvre des sentiers de promenade, des murets avec de jolis ficoïdes, des fleurs, des sous-bois
 

Des hortensias de diverses couleurs égaient l’entrée d’une propriété, délimitent un terrain, décorent un chemin.
 

Détail de l’étang, du vert, du bleu.
 

Du vert, du bleu étang, du jaune sable, du gris galet, du bleu mer et du bleu ciel, eh oui c’est le Finistère.
 

Autre partie, autres roseaux.
 

Sur une autre partie de l’étang de Trunvel, les canards ont trouvé leur zone de quiétude. Hérons et autres échassiers trouvent la nourriture de la journée.

 

À l’entrée du site naturel protégé, site classé pâtrimoine national, une passerelle vous évite de vous mouiller les pieds et conserve la roselière en bon état.
Dans les sites classés; pas de véhicules à moteur, ne pas laisser de détritus à terre, ne pas cueillir de plantes, fleurs. Respecter le site.
 

Un passage secret qui doit plaire aux enfants, que d’aventures dans ce tunnel naturel.
 

Et on découvre la station de baguage de l’étang de Trunvel.
La station de baguage; depuis de nombreuses années les ornithologues recueillent des données sur le comportement, les espèces, les populations d’oiseaux à l’échelle nationale et internationale afin d’affiner la réflexion et les actions sur la gestion du patrimoine naturel.
La station opère aux abords d’une belle et grande roselière à grands roseaux.
La station de Trunvel est un outil de formation pour les ornithologues, les aides-bagueurs, un espace de sensibilisation auprès du public, même pour un photographe en balade.
Mission scientifique, suivi de la biologie de la reproduction et de la migration des passereaux. Pédagogie, information, sensibilisation du public sur la migration des oiseaux, etc.

 


Une vue du terrain de jeu des ornithologues et bagueurs.
 


Mise en place des filets dans la roselière suivant des secteurs bien définis, une vingtaine de filets ouverts permettent la capture. Le démaillage des oiseaux est réalisé très régulièrement au cours de la matinée puis en fin de journée ils sont retirés. Ici le phragmite des joncs représentent environ 50% des captures.
 


Lors du démaillage, les oiseaux sont introduits dans des petits sacs, rien de méchant, il faut les calmer, les protéger, les mettre à l’ombre, les manipuler avec le plus grand soin et chacun son sac.
 

De retour à la station et sans attendre, mise en place de la bague.
 

La bague est en place.
 

Les bagues sont fournies en France par le Muséum de Paris. Elles sont en aluminium, très légères, suffisamment grande pour coulisser autour de la patte de l’oiseau, patte qui ne grossira plus.
 

Mesure du tarse, le tarse est la patte des oiseaux, c’est-à-dire la partie écailleuse située entre la cuisse et le pied.
 

Mesure du poids, pour les petits passereaux, un individu pèse une dizaine de grammes.
Je dis souvent que je suis aussi léger qu’un oiseau, mais moi c’est environ 98kgs, rien à voir mais comparé à un éléphant, ça va.
 


On souffle dans les plumes de l’oiseau (ventre) pour la recherche, l’évaluation de l’adiposité, réserve de graisse généralement accumulée avant les trajets migratoires et la mue, la mue est le processus biologique de la perte des anciennes plumes et de la repousse des nouvelles.
 


On souffle, on souffle, on observe.
 

La feuille de marquage, ici le bagueur ou son assistant note toutes les informations.
Emplacement, secteur de filet, nom des l’oiseau, numéro de la bague, poids, mesure du tarse, évaluation des l’adiposité etc. Ces données vont alimentés un fond d’informations afin de permettre le suivi des oiseaux. C’est une sorte de carte d’identité.
 


En cas de doute, le guide d’identification des oiseaux en main est à portée de main. Fichtre, ils ont bossés pour le mettre à jour. Bonne lecture.
 

Magnifique oiseau, une panure à moustaches.
Le mâle, dans son plumage nuptial arbore deux longues « moustaches » noires très visibles partant des lores, partie entre l’œil et le bec. Rien à voir avec des moustaches, c’est la partie sombre (autour de l’oeil) qui descend vers son poitrail, comme des moustaches.
 

Une petite pose pour une photo.
 

Encore une petite photo pour montrer le joli plumage et hop, on le ramène au plus près du lieu de capture. Pour la panure à moustaches c’est la procédure afin qu’il retrouve son milieu naturel le plus vite possible.
L’opération entre la prise et la libération n’aura duré que dix minutes environ.
 

Information supplémentaire avec le pdf (lien ci-dessous) réalisé par Gaétan G (que j’ai eu le plaisir de rencontrer), Simon E et Marie C. Ce pdf (bilan 2019) vous fournira un sacré complément d’informations, n’hésitez pas à le lire.
 
https://drive.google.com/file/d/1sO5mPKbnLPeRjPqlIdjzTG5O_lUkmWnB/view
 
J’adore revenir d’une promenade avec la tête pleine d’informations.
Merci pour cette belle rencontre.